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* L’ARCHITECTURE BIOCLIMATIQUE EN CLIMAT BOULEVERSÉ ***

* *0 Introduction

* *0.1 But du présent document :

Mise à jour du bioclimatisme en climat bouleversé. Pensée au départ pour répondre aux besoins de confort hygrothermique des humains, inventée et définie il y a 40 ans, l’architecture bioclimatique utilise certains termes et concepts qui sont à réinterroger, car la compréhension globale du monde, des sciences et techniques a évolué. D’autre part les bouleversements climatiques nous poussent à concevoir d’autres adaptations de l’habitat, dont on peut imaginer plusieurs scénarios, intégrant des changements démographiques, alimentaires, sociaux, etc.

*0.2 Définitions

La conception architecturale bioclimatique ou bioclimatisme est l’art de tirer le meilleur parti des conditions d’un site, afin de répondre@ aux besoins vitaux de façon confortable, de permettre aux occupants de respirer, de boire, de manger, de réguler leur chaleur corporelle et de se maintenir en bonne santé, dans une économie de ressources.

Nota :

bioclimatique (wiktionnaire https://fr.wiktionary.org/wiki/bioclimatique ) Adjectif En parlant de la construction ou de l’architecture d’un bâtiment, adapté à l’environnement. La conception d'un habitat, d'une usine, de bureaux bioclimatiques tire un profit maximum des conditions environnementales propres au lieu d'implantation (relief, énergie renouvelable disponible sur place…) et à l'utilisation prévue (chaleur dégagée par les occupants, présence de machines générant de la chaleur, utilisation diurne seule, ou diurne et nocturne…). Les matériaux servant à leur construction ont un impact minimal sur l'environnement pour leur fabrication, leur transport, leur mise en œuvre, ainsi que pour leur recyclage ou réemploi en fin de vie des bâtiments. D'autre part, l'utilisation de ces bâtiments génère des nuisances environnementales minimales. Dans un habitat bioclimatique le chauffage et la climatisation seront réalisés en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l’air.

bioclimatologie (wiktionnaire https://fr.wiktionary.org/wiki/bioclimatologie ) Nom commun féminin Étude des effets du climat sur le développement de tous les êtres vivants. La bioclimatologie étudie les relations entre les écosystèmes cultivés ou naturels et le climat. La bioclimatologie est une branche de l’écologie, qui peut se définir comme étant la science de l’étude des relations entre les êtres vivants et le milieu ambiant. — (Sané de Parcevaux, Laurent Huber, Bioclimatologie. Concepts et applications, 2007)

*0.3 Notions à intégrer au document

En cours, à compléter

  • La notion d’architecture résiliente ;
  • Les principes du vivant, le biomimétisme ;
  • La permaculture, la conception permaculturelle ou design en permaculture, la permaculture humaine ;
  • Les 4 libertés du logiciel, les 4 libertés économiques ;
  • L’architecture de l’urgence ;
  • Le « bioring », recyclage des déchets organiques produits comme ressource pour l’agriculture, le jardinage, la microbioculture intensive ;
  • La stratégie négawatt ;
  • L’habitat léger, le nomadisme ;
  • Compacité du bâti, ratio de forme (voir https://passivact.com/Concepts/files/CompaciteBatiment-Consequences.html ) : C = Sp / SHab
  • etc.

*0.4 Domaines d'effondrement

Constat : le climat n'est pas seul à subir des bouleversements, courbes exponentielles catastrophiques, « tous les compteurs sont dans le rouge ». Dépasser le déni, faire le deuil de nos civilisations, prévoir la vie future, susciter l'imaginaire.

*0.4.1 Écosphère

  • climat : réchauffement global, accélération du rythme des évènements extrêmes, emballement (albédo, permafrost, méthane) ;
  • air : pollution, raréfaction ;
  • eau : pollution, sécheresses, inondations, perte de nappes phréatiques, raréfaction d'eau douce, océans pollués, courants thermohalins perturbés ;
  • sols : sismicité, pollution, érosion, perte, tassements (ex. Californie), montée des océans ;
  • ressources minières : pétrole, gaz, uranium, métaux, sable (verre, béton, laine de roche pour isolation et culture hors-sol) ;

*0.4.2 Biosphère

  • Biodiversité, ressources vivantes : surconsommation, perte, extinction massive, acidification des océans → nourriture raréfiée, perte de produits végétaux et animaux, bois, papier, cuir, laine, coton ;
  • invasions (échelle macro) : « sauterelles », déplacements d'espèces envahissantes, pertes agricoles et d'élevages, bouleversements des populations végétales, animales et humaines ;
  • maladies (échelle micro), épidémies, pandémies, pertes agricoles et d'élevages, pertes et fragilisation de populations humaines ;
  • pollutions mortelles, mortifères, mutagènes : Seveso, Tchernobyl, Fukushima, marées noires, pesticides, perturbateurs endocriniens ;

*0.4.3 Anthroposphère / technosphère

  • échanges perturbés, effondrements économiques et commerciaux ;
  • politique et social : totalitarismes, dictatures, surveillance et délation, chaos sociaux (justice corrompue, perte des droits, perte des services publics, santé, éducation, transport, information et communication raréfiés et corrompus), mafias, milices, guerres ;
  • culture : perte du sens de la vie, effondrement des relations sociales et familiales ;

* *1 Analyse de l’environnement * *1.1 écosphère * *1.1.1 Climat

Ce qui change depuis le début du XXIe siècle, c’est la nécessité de prendre en compte les bouleversements climatiques, notamment les risques d’accélération des rythmes et de l’accroissement de la force des événements extrêmes.

Paramètres climatiques à intégrer :

Noter les événements extrêmes, la fréquence, l’accélération ;
En fonction de la zone géographique, du climat régional, du micro-climat local, saisons
	* énergies : soleil, vent (dominant, tempête, froid, sec), eau (pluie, neige, glace)
	* pression atmosphérique ;
	* vent (direction, vitesse, turbulence, occurrence) ;
	* température de l’air (moyennes, extrêmes) ;
	* degré d’humidité de l’air (moyennes, extrêmes) ;
	* rayonnement solaire (direct, diffus, global) ;
	* rayonnement total (solaire et et terrestres, bilan des échanges énergétiques sol/atmosphère) ;
	* visibilité (brumes et brouillards qui atténuent le rayonnement solaire) ;
	* nébulosité (nature et quantité de nuages qui infléchissent le rayonnement terrestre et solaire) ;
	* évaporation, pouvoir récupérateur de l’atmosphère en vapeur d’eau en fonction de la température, de l’humidité de l’air et du vent ;
	* précipitations (pluies, neige, grêle moyennes et extrêmes)

— > Un contexte particulier, relief, végétation, environnement bâti, urbanisme, peut introduire la notion de microclimat ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Microclimat ).

*1.1.2 Topologie

Relief (vallée, plateau, orientation des pentes, etc.)
Mer, lac, fleuve, régulateurs thermiques, influence des marées ;
Forêt, régulateur hygrométrique ,

*1.1.3 Géologie

Nature du sous-sol ;
Sismicité (France, règles parasismiques applicables aux bâtiments http://www.planseisme.fr/Regles-parasismiques-applicables-aux-batiments-a-risque.html ; Zonage sismique de la France http://www.planseisme.fr/Zonage-sismique-de-la-France.html) ;
Radioactivité naturelle, présence ou non de radon (IRSN Cartographie du potentiel radon http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/expertises-radioactivite-naturelle/radon/Pages/4-cartographie-potentiel-radon-commune.aspx, Que faut-il savoir du radon ? Le risque sanitaire associé à l’exposition au radon (http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/expertises-radioactivite-naturelle/radon/Pages/1-que-faut-il-savoir-sur-le-radon.aspx) ;

Connaître les risques près de chez soi -  Géorisques http://www.georisques.gouv.fr/
- Retrait/gonflement des argiles
- Mouvements de terrain
- Séismes
- Cavités souterraines
- Le risque inondation
- Volcanisme

*1.2 biosphère

[à compléter, modifier, préciser…]

Que vient-on perturber ? Quelles sont les ressources ?

*1.2.1 Biodiversité

Cycles trophiques, nature du sol, micro-organismes (biomasse), insectes, végétation, animaux ;
Nature du sol, biomasse infraterrestre ;
Vie animale et végétale, zones naturelles, espèces protégées, couloir de migration, élevages, agricultures ; ;
Hydrographie, mer, lac, étangs, fleuves, rivières, marais, zones humides ;

*1.3 Anthroposphère / technosphère

Environnement bâti ; ombrage, couloirs de vents, l’agglomération urbaine modifie le microclimat ;

activités humaines ;
Démographie, activités professionnelles, services, ressources, etc.

*1.3.1 Pollutions

  • aérienne : émissions de gaz (fumées d’usines, épandages de pesticides, nature et fréquence des véhicules), composés organiques volatils (COV), émission de substances toxiques par les matériaux de construction, le mobilier, les objets ;
  • sonore : émission de bruits, fréquence et intensité
  • rayonnements, ondes, radioactivité ;
  • champs électriques et magnétiques (CEM) ;
  • de l’eau, des réseaux collectifs, de pluie, de puits ;

Connaître les risques près de chez soi - Géorisques http://www.georisques.gouv.fr/

  1. Réseaux et canalisations
  2. Registre des Emissions Polluantes ( IREP)
  3. Pollution des sols et anciens sites industriels

*1.3.2 Services locaux

Santé, éducation, culture, organisations (politiques, sociales, culturelles, professionnelles), entreprises, transports, communications (internet, courrier, service de livraison),

* *1.3.3 Ressources locales pour la construction et l’usage du bâti

Matériaux, réseaux, eau, énergies, technicités locales ;
Énergie récupérée auprès du vivant (humains, animaux) et des équipements.

*2. Analyse des besoins

Comment vivre dans ce lieu ?

*2.1 Vitaux

  • respirer, boire, manger, → comment respirer de l’air sain, boire de l’eau potable, se nourrir en cas de catastrophe naturelle, de pollution, de rupture d’approvisionnement, etc.
  • réguler la chaleur corporelle (seuls besoins comblés par la précédente définition de la conception bioclimatique), se préserver des intempéries, des aléas climatiques ;
  • se maintenir en bonne santé : éviter l’emploi de matériaux toxiques, se prémunir des allergies et problèmes respiratoires liés à la pollution de l’air intérieur (COV, acariens, moisissures) et extérieur (pollen, particules fines, poussières radioactives, radon, etc.) ;
  • rester en lien, conserver les systèmes de communication, les interdépendances ;

*2.2 besoins d’occupation et d’usage

  • type d’occupation du cadre bâti, logement, travail, mixte, services, bâtiments publics/privés ;
  • rythmes et modes de vie, temps d’occupation/jour ;
  • nombre et qualité des occupants, humain·e·s, animaux domestiques, d’élevage, plantes, cultures ;

*2.3 besoins de l’environnement

  • respect de l’air,
  • respect de l’eau,
  • respect de la topologie, de la géographie physique du lieu ;
  • respect du cadre vivant, de la biodiversité visible et non visible ;

*2.4 besoins sociaux, d'interdépendance

  • éthique
  • respect des humain·e·s, des codes et lois locales, des règlements d’urbanisme, de la sécurité des personnes, des handicapés, des personnes fragiles, des minorités ;
  • respect de la mémoire, du patrimoine, des monuments historiques ;

*3 L’habitat

Le bâti a pour l’humain un rôle de protection des personnes et des objets, il assure un confort de vie en présence d’éléments extérieurs : le climat et les intempéries, l’intrusion d’animaux, ou d’autres humain.e.s. Afin de maintenir l’homéostasie du corps humain (capacité d’un organisme à maintenir son équilibre physiologique interne malgré les contraintes extérieures) en période de bouleversements climatiques, le bâti bioclimatique assure un confort de vie dépassant le seul confort hygrothermique. Il s’adapte à la possibilité d’événements extrêmes,il offre la possibilité de respirer un air sain, de boire de l’eau potable, de se nourrir lors d’événements imprévus, d’effectuer des activités physiques et mentales satisfaisantes, de communiquer avec son entourage.

*3.0. Physiologie du confort

Le confort peut-être perçu comme une sensation de bien-être physique et mental et comme une absence d’inconfort, conditions pour lesquelles les mécanismes d’autorégulation sont à un niveau minimum d’activité.

  • Maintien de l’homéostasie (phénomène par lequel un système s’auto-régule) : respirer, boire, manger, réguler sa température (homéothermie).
  • Maintenir sa santé mentale et physique : conserver l’interdépendance entre humain·e·s (liens d’amitié et familiaux), avoir une activité régulière plaisante, bien se nourrir, bouger, gérer son stress.

*3.1 Respirer de l’air peu pollué

Traitement de l’air : aération, ventilation, filtration, renouvellement, maintenance aisée ; Éviter les allergisants ; Éviter les matériaux dégageant des composants organiques volatils (COV) :

  • d’origine anthropique, provenant de l’évaporation de solvants organiques ;
  • d’origine naturelle, émissions par les plantes, les animaux domestiques, certaines fermentations.

Selon les cas, ils sont plus ou moins lentement biodégradables par les bactéries et champignons, voire par les plantes, ou dégradables par les rayonnements UV ou par l’ozone.

*3.2 Boire de l’eau potable

*3.2.1 Accès à l’eau

Réseaux collectifs de distribution d’eau courante ;
Eau souterraine, récupération par puisage ;
Eau pluviale (usage toléré selon les législations locales), la qualité de l’eau de pluie reflète celle de l’air, elle évolue dans l’espace et dans le temps. ;
Eau douce des fleuves, rivières, lacs, étangs ;
Captation de la brume, de l’évaporation matinale, par filets, par puits aérien, etc.
Dessalinisation d’eau de mer ;

*3.2.2 Potabilisation de l’eau

Le concept de potabilité varie à travers le monde, fruit d’un contexte historique, scientifique et culturel local. Une eau liquide est dite potable lorsqu’elle présente certaines caractéristiques (concentration en chlorures, pH, température…) la rendant propre à la consommation humaine. Par exemple, les paramètres fréquemment réglementés sont :

  • la qualité organoleptique (couleur, turbidité, odeur, saveur) ;
  • certains paramètres physico-chimiques naturels (température, pH, chlorures : 200, sulfates : 250,) ;
  • la présence de substances dites indésirables (nitrates : 50, nitrites, pesticides,) ;
  • la présence de substances toxiques (arsenic, cadmium, plomb, hydrocarbures,) ;
  • certains paramètres microbiologiques ; l’eau ne doit pas contenir d’organismes pathogènes, notamment de coliformes fécaux2).

Ces paramètres peuvent être assurés par un traitement spécifique de l’eau : stockage, aération, décantation, filtrations, traitement physique, traitement chimique, affinage, désinfection, condensation, micro-filtration, etc

*3.2.2.1 Procédés physiques et physico-chimiques

Le dégrillage (corps flottants et les gros déchets)
Le tamisage
L’oxydation
La décantation
La filtration
La flottation
La coagulation-floculation

*3.2.2.2 Procédés chimiques

L’oxydation, par le chlore ou l’ozone, agit sur certains métaux (fer, manganèse), sur les matières organiques. Elle détruit ou inactive les germes vivants, les virus et les bactéries, mais « elle peut saturer la capacité de filtration et d’élimination du CODB16 par le charbon actif, en formant justement trop de fraction biodégradable dissous. C’est ainsi que la post-ozonation a été supprimée dans certaines stations pour éviter la génération de COA (Carbone organique assimilable qui ne devrait pas dépasser la valeur guide de 10 μg/L17). Les procédés de substitution d’ions par échange d’ions sur des résines spécifiques sont utilisés pour la dénitratation et l’adoucissement de l’eau.

*3.2.2.3 Procédés biologiques

Des cultures bactériennes appropriées mises en contact avec l’eau à traiter éliminent certains éléments indésirables.

*3.2.2.4 Procédés membranaires

la microfiltration
L’ultrafiltration
La nanofiltration
L’osmose inverse ou hyperfiltration

*3.3 Manger à sa faim de la nourriture de qualité [à compléter, modifier, préciser…]

Accès à une production locale naturelle et de qualité (bio, labels AB, Nature et Progrès, Demeter, etc.) ; Jardin potager, petit élevage, attenant ou proche de l’habitat ; Intégration à l’habitat de : serre alimentaire, « windows farm », balcon potager, façade végétalisée (vigne, kiwis, passiflore, etc.), production micro-bio-intensive, aqua-bio-ponie, etc.

*3.4 Confort hygrothermique

Protection contre le climat, les intempéries Parabole de Reyner Banham :

Un groupe de personnes, dans une clairière disposant de bois, veut installer un campement provisoire. Deux méthodes s’offrent à eux. Construire un abri contre le vent et la pluie. Se rassembler autour d’un feu, un foyer.
Solution structurelle ou solution énergétique ?
The architecture of the well-tempered environment, Rayner Banham, 1969.

Notre corps est capable de s’autoréguler. Contre le froid, une chaleur métabolique apportée par l’absorption de calories, contre la chaleur par évaporation, transpiration. La notion de confort thermique intègre aussi des facteurs relatifs au sujet comme son degré d’activité, sa tenue vestimentaire, ses attendus culturels.

  1. > [video] ADEME‏ La Minute Pratique : Pourquoi la température du logement peut être différente de celle ressentie ? https://twitter.com/ademe/status/928640935164022784

Conditions requises pour éprouver une sensation de confort hygrothermique :

*3.4.1 Critères de confort hygrothermique propre à l’individu

Métabolisme, activité, habillement, santé.

*3.4.1.1 Métabolisme

Le métabolisme, qui est la production de chaleur interne au corps humain permet de maintenir celui-ci autour de 36,7 °C.
C’est le processus par lequel la nourriture est transformée en énergie. Le métabolisme dépend de la respiration, est fonction du degré d’activité du corps et pondéré par le poids, l’âge et l’état de santé. A un degré d’activité donné, la chaleur métabolique produite est le résultat de la thermorégulation nécessaire pour assurer l’équilibre thermique du corps.

*3.4.1.2 Activité

Un métabolisme de travail correspondant à une activité particulière s’ajoute au métabolisme de base du corps au repos.
	Métabolisme de base 60/70 kcal/h
	Métabolisme d’activité sédentaire 100/120 kcal/h
	Métabolisme d’activité modérée 300/480 kcal/h
	Métabolisme de travail de force 600/750 kcal/h

*3.4.1.3 Habillement

L’habillement représente une résistance thermique aux échanges de chaleur entre la surface de la peau et l’environnement. Il a un rôle primordial d’isolant thermique. L’indice de vêture, exprimé en Clo est une unité mesurant l’isolation thermique utilisée pour les vêtements (cloths en anglais). On utilise aussi le togs (de l’argot anglais, l’équivalent de « fringue ». Il provient du néerlandais tuig et de l’allemand tög)
1 clo = 0,155 K·m²/W
1 togs = 0,1 m²·K/W ≈ 0,645 clo et 1 clo = 1,55 togs

*3.4.1.4 Santé

— Réalisation de l’homéothermie (autorégulation de la température du corps) ;
— Température cutanée moyenne optimale de 33°c ;
— Sudation maximale limitée à 100 g/h ;
— Maintien de la peau sèche ;
— Non dessiccation des muqueuses ;

* *3.4.2 Critères de confort hygrothermique propre au bâtiment

Températures, vitesse de l’air, humidité.

*3.4.2.1 Températures

— La température ambiante de l’air Ta.
— La température moyenne des parois et objets Tp.
La température d’une ambiance est définie pour moitié par la température de surface des objets dans l’environnement proche et pour moitié par la température de l’air.
La température effective résulte de la pondération de la température d’ambiance par la correction due au degré d’humidité de l’air. Plus le taux d’humidité est élevé, moins une température d’ambiance est perçue comme confortable (31°c à 20 % d’humidité est équivalent à 27,5°c à 50 % ou encore 25°c à 80 % d’humidité).
La température résultante est une grandeur fictive qui intègre toutes les composantes du climat : la température d’air, la température radiante des objets situés dans l’environnement proche, la vitesse et le taux d’humidité de l’air.
De façon simplifiée, on définit une température de confort ressentie (appelée aussi « température opérative » ou « température résultante sèche ») :
T°opérative = (T°air + T°parois) / 2
Cette relation simple s’applique pour autant que la vitesse de l’air ne dépasse pas 0,2 m/s.
Ainsi, lorsque la température des parois est basse le confort thermique risque de ne pas être atteint malgré une température de l’air de 20 ou 21 °C.

*3.4.2.2 Vitesse de l’air

La vitesse de l’air, qui influence les échanges de chaleur par convection. Dans le bâtiment, les vitesses de l’air ne dépassent généralement pas 0,2 m/s.

*3.4.2.3 Humidité de l’air

L’humidité relative de l’air (HR), qui est le rapport exprimé en pourcentage entre la quantité d’eau contenue dans l’air à la température ta et la quantité maximale d’eau contenue à la même température.

*3.4.3 Bilan thermique = M ± R ± C – E

M : apport de chaleur généré par l’activité métabolique, chaleur de base
R : flux d’énergie rayonnante
C : chaleur de conduction contact avec la peau) et de convection (chaleur de l’air)
R/C : bilan des apports et pertes par rayonnement, conduction, convection
E : perte par respiration et transpiration (fonction de l’humidité relative, de la vitesse et de la température de l’air, de la température de rayonnement).
La température d’un corps est l’expression de son degré d’excitation moléculaire. La conduction est le phénomène par lequel l’excitation moléculaire se répand à travers un corps solide ou d’un corps solide à un autre et ceci des températures les plus hautes vers les plus basses. Le transfert se fait de proche en proche et est fonction de sa capacité thermique (qualité d’un corps à accumuler de la chaleur en son sein en fonction de sa masse et de sa chaleur massique) et de sa résistance thermique (qualité d’un corps à s’opposer plus ou moins au transfert de chaleur). La convection est au milieu fluide ce que la conduction est au milieu solide, sachant que les parties les plus chaudes d’un fluide devenant moins denses, elles s’élèvent formant ainsi des courants de convection.

* *3.4.4 Zone de confort hygrothermique

5 limites (voir/chercher l'illustration du polygone de confort)
Deux limites sont fixes :
	* tension de vapeur minimale pour non dessiccation des muqueuses ;
	* courbe d’humidité relative de 80 %.
Trois limites sont variables :
	* la température opérative inférieure au-dessous de laquelle le maintien de l’homéothermie impose une augmentation du métabolisme ;
	* la température supérieure au-delà de laquelle le maintien de l’homéothermie exige une sudation supérieure à 100 g/h ;
	* la limite de l’humidité d’ambiance au-delà de laquelle l’évaporation de la sueur sécrétée n’est pas totale.

* *3.4.5 Confort adaptatif

Le confort adaptatif est un modèle de confort thermique récent qui permet de déterminer les températures de confort dans un environnement où il y a des variations de température. Les occupants vivant en permanence dans des espaces conditionnés exigent davantage un bas niveau de consigne de température et une grande homogénéité. À l’inverse, les gens vivant dans des bâtiments naturellement aérés et pouvant contrôler leur environnement s’accoutument à la variabilité. L’utilisation de ce modèle permet de réaliser des économies dans le chauffage ou la climatisation des édifices.

*3.4.6 Vivre avec le climat

C’est nomadiser au rythme des variations journalières et saisonnières du climat extérieur et des ambiances intérieures à la recherche du lieu de confort optimum. Il s’agit de concevoir des organisations spatiales relatives qui incluent le temps. C’est chercher à tisser un dialogue harmonieux entre trois pôles : le dispositif spatial, l’ambiance et l’usager. C’est créer des lieux où la mobilité et la responsabilité des usagers permettent de tirer le meilleur parti des flux d’énergies disponibles. * *3.4.7 Du climat à l’ambiance

Transformer le climat incontrôlable et inconfortable, en une ambiance, contrôlable et confortable, par l’intermédiaire d’un filtre sélectif qui permet de dériver l’ambiance interne du climat externe avec lequel elle continue à réagir et ceci avec une économie de moyens en matériaux et le minimum d’apport énergétique.

*3.5 Maintenir des liens d’interdépendance

Organisation locale permettant les échanges entre individus et favorisant les liens sociaux, économiques, culturels, informatifs, de divertissement ; Permettre le partage équitable des ressources et productions ; Communications orales, écrites ou autre, aisées ; Transport des biens et des personnes facilités ;

*3.6 Occupation et usage des espaces bâtis

Quels que soient les activités prévues dans un espace bâti,logement, travail, mixte, services, bâtiments publics ou privés, les conditions de confort physique et mental doivent être optimisées :

  • Espaces suffisants et protégés qui permettent des activités physiques libres et plaisantes quelles soient à buts économiques, de production, d’entretien, de sport ou de loisirs ;
  • Permettre au corps de suivre un rythme naturel : éclairage naturel des pièces.
  • Espaces non encombrés : rangements optimisés, circulations fluides.

* *3.6.1 Permettre à son corps de s’épanouir

Permettre une activité physique moyenne et intense. Espaces réservés au sport, au maraîchage, à la construction, l’entretien, la fabrication et transformation lourde ; Températures moins élevées, renouvellement d’air accentué ;

*3.6.2 Pratiquer des activités plaisantes

Permettre des activités libres et plaisantes intellectuelles et manuelles ne demandant pas ou peu de force physique ; Espaces suffisants et protégés ; Espaces réservés à la méditation, la lecture, aux petits ateliers, à la petite construction, la transformation, la fabrication légère, bureaux, espaces de réunions et communications, jardins ; Promouvoir une économie libre : voir les 4 libertés économiques 4.3.2;

* *3.7 Gestion des énergies Captation, stockage, distribution.

*3.7.1 Captation de l’énergie

*3.7.1.1 Solaire direct

  1. baies vitrées ;
  2. capteurs thermiques à air ou à eau ;
  3. mur capteur, mur Trombe ;

*3.7.1.2 Solaire indirect

  1. capteurs photovoltaïques ;

*3.7.1.3 Géothermique

  1. échange eau/eau ou eau/air : sources d’eau chaude
  2. échanges air/air par l'inertie de la terre : puits canadien et provençal

*3.7.1.4 Eau

  1. micro-hydrolien, courant des rivières, marées
  2. énergie houlomotrice, énergie des vagues

*3.7.1.5 Vent

  1. éolienne, micro-éolienne

*3.7.1.6 Mouvement

  1. énergie cinétique

* *3.7.2 Stockage de l’énergie

*3.7.2.1 Passif

  1. Forme et volume du bâti, notion d'économie de forme ;
  2. Isolation ;
  3. Inertie thermique (choix des matériaux) ;

*3.7.2.2 Actif

  • Air comprimé
  • Batteries
  • Pile à hydrogène
  • Stockage gravitaire

*3.7.3 Distribution et régulation de l’énergie

*4 Les principes de conception

*4.0 Architecture résiliente

*4.0.0 la résilience

(1911) De l’anglais resilience. Lui-même issu d’un participe du verbe latin resilire (« rebondir »), fait sur re – et salire (« monter »). De resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d’où « rebondir, résister » (au choc, à la déformation).

La résilience désigne la capacité pour un corps, un organisme, une organisation ou un système quelconque à retrouver ses propriétés initiales après une altération.

Dennis Meadows

Dans un entretien réalisé par la revue écologiste belge Imagine (n° de mai 2012), Dennis Meadows, coordinateur en 1972 du rapport du Club de Rome (http://www.transitionfrance.fr/2012/05/11/construire-la-resilience-par-dennis-meadows-revue-ecologiste-belge-de-mai-2012/) : « La résilience est importante car elle nous permet de conserver un peu d’ordre, même dans un monde de chaos. Si vous avez un système non résilient, lorsque le choc arrive — et il arrive — cela tourne rapidement à la dictature. Il y aura toujours un type simpliste qui va promettre des solutions rapides et des gens pour lui donner le pouvoir ». « On risque de croire que l’effondrement social qui arrive est dû à l’effondrement monétaire, alors qu’en réalité, il est la conséquence du changement climatique et du déclin du pétrole ». Comment augmenter la résilience d’un système ? « De trois façons. Tout d’abord en créant de la redondance (redundancy) : si un flux vital s’arrête, vous avez accès à un autre flux. Ensuite en « tamponnant » (buffering) c’est-à-dire prévoir de plus grands modules de stockage dans le système. En cas de choc, il y a donc des réserves. Enfin en améliorant l’efficacité (efficacity) […] [Cela passe par] isoler sa maison, [agir] au niveau d’une ville ou d’une usine. […] Il faut revenir à des systèmes plus petits. [Pour le changement climatique] il est effectivement déjà trop tard […] Je préfère parler d’énergie car dans ce domaine, il est possible d’agir localement, avec des bénéfices significatifs : augmenter l’efficacité de la technologie, basculer vers le solaire, changer nos modes de consommation, devenir végétarien… Rien de bien nouveau, nous avons toutes les solutions à portée de main ».

Bruno Latour

Bruno Latour, philosophe, dans un entretien au Monde, septembre 2013. (http://biosphere.blog.lemonde.fr/2013/09/21/un-intellectuel-face-a-lapocalypse-bruno-latour/) : « Il ne faut pas se tromper sur le sens du mot « apocalypse », cela ne veut pas dire catastrophe. L’apocalypse signifie la certitude que le futur a changé de forme, et qu’on peut faire quelque chose. C’est comme si la forme du temps avait changé et que l’on pouvait donc maintenant enfin faire quelque chose. C’est une pensée pour l’action contre la sidération et la panique. Tant que l’on croit qu’on va bien s’en sortir, que l’on va essayer de retrouver un degré de croissance à 1 %, nulle action n’est envisageable. A l’inverse, l’apocalypse c’est la compréhension que quelque chose est en train d’arriver et qu’il faut se rendre digne de ce qui vient vers nous. C’est une situation révolutionnaire, en fait. »

Jacques Dufresne

La résilience sociale, Jacques Dufresne http://agora.qc.ca/documents/resilience--la_resilience_sociale_par_jacques_dufresne
Extrait : « Hippocrate avait compris que ce n’est pas la médecine qui guérit la nature, que c’est cette dernière qui se guérit elle-même, aidée parfois par la médecine. De même pour les communautés : elles se constituent ou se reconstituent d’elles-mêmes, aidées parfois par des intervenants dont le premier devoir est de ne pas nuire. Si bien que les quatre principes fondamentaux d’Hippocrate devraient devenir ceux de l’action sociale :
* Premièrement, ne pas nuire
* Deuxièmement, combattre le mal par son contraire
* Troisièmement, mesure et modération
* Quatrièmement, chaque chose en son temps »

Jean Garneau

La résilience, reflet de notre époque, par Jean Garneau, psychologue http://www.redpsy.com/infopsy/resilience.html
« L’adoption du concept de résilience est aussi le reflet d’un changement d’attitude devant la vie elle-même. Au nom de l’humanité et en vertu d’une certaine interprétation de la social-démocratie, on a voulu depuis plusieurs années éliminer de notre vie toute forme de danger, d’accident, d’injustice ou même d’inconfort psychique. Pour y parvenir, on multiplie les règlements et les précautions tout en diluant la responsabilité individuelle dans un jargon juridique de plus en plus lourd (lisez les avertissements qui accompagnent maintenant tous les produits que vous achetez).
En parlant de résilience, on abandonne cette vision aseptique de la vie idéale pour affirmer sans hésitation que les catastrophes et les épreuves font malheureusement partie de la vie et qu’il vaut mieux y être préparé si on veut survivre et continuer de mener une existence digne d’être vécue. »

*4.0.1 Collapsologie : accepter l’effondrement

Les avertissements apocalyptiques, ou de fin du monde, s’inscrivent dans une tradition ancienne, mais l’originalité des théories actuelles est qu’elles s’appuient sur des faits scientifiques dont la réalité est reconnue par des rapports et expertises scientifiques et institutionnels, tels que ceux du Club de Rome, du GIEC7, d’autorités militaires internationales, de la Banque mondiale et du Forum de Davos. Par ailleurs, les risques mis en avant ont désormais pour origine l’activité humaine.

Il y a plusieurs définitions de l'effondrement.

Selon les archéologues, l'effondrement est une réduction rapide de la population humaine et/ou de la complexité politique/économique/sociale, sur une zone étendue et une durée importante. L'anthropologue américain Joseph Tainter, complète cette définition principalement en trois points :
		* Plus une société est complexe, plus elle requiert de l'énergie ;
		* Après avoir épuisé l'énergie bon marché et la dette abordable, elle perd sa capacité à résoudre ses problèmes (économiques et autres) ;
		* L'effondrement est la simplification rapide d'une société.

Une autre définition, plus sociale, relative à la conjoncture actuelle, est celle du mathématicien et homme politique Yves Cochet : « [une situation dans laquelle] les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, mobilité, sécurité) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi. »

Selon Dennis Meadows, professeur émérite américain de l'université du New Hampshire en gestion des systèmes, « un effondrement est un processus qui implique ce que l'on appelle une « boucle de rétroaction positive », c'est-à-dire un phénomène qui renforce ce qui le provoque ». Pour expliquer cette boucle de rétroaction, il prend l'exemple suivant : si la population perd sa confiance dans la monnaie, elle retire ses fonds des banques, ce qui fragilise d'autant les banques ; ce qui inquiète les clients qui, donc, retirent encore plus leur argent des banques, et ainsi de suite. « Ce genre de processus mène à l'effondrement. »

Les facteurs qui contribuent à l'effondrement de la civilisation industrielle ont la particularité d'être interdépendants et globaux, d'où un risque de fortes perturbations mondialisées en cascade. Ils sont étudiés le plus souvent dans les champs environnementaux, économiques, sociaux et culturels, en se basant sur :

La disponibilité des ressources : par exemple, l'épuisement des ressources énergétiques ou minérales, comme le pic pétrolier, le pic de production de phosphate ou d'autres surexploitations de minéraux critiques.

Le risque d'une transformation radicale de l'écosystème mondial et d'une entrée dans l'Anthropocène. Ainsi, Anthony D. Barnosky, spécialiste américain de biologie évolutive de l'université de Berkeley analyse, dans la revue Nature, la possibilité du changement brusque et irréversible de l'écosystème mondial. Johan Rockström (sv), professeur suédois en gestion des ressources naturelles au Centre de Résilience de Stockholm (en) établit en préambule de son article sur les limites planétaires que « les pressions anthropiques sur le système terrestre ont atteint une échelle où le changement environnemental mondial brusque ne peut plus être exclu. » Will Steffen (en), chimiste américain de l'université nationale australienne, conclut, dans la revue Sciences, que « La transgression des limites planétaires crée […] le risque substantiel de déstabiliser l'état Holocène du système Terre. » ; la destruction des écosystèmes et de la biodiversité ayant elle-même plusieurs origines : industrie agroalimentaire de masse, élevage intensif, déforestation massive, pollution marine, déclin des pollinisateurs, fragmentation et dégradation des habitats naturels, etc.. Ce qui signifie, dans un temps très rapide mais difficile à évaluer (entre 5 et 75 ans) un effondrement global qui reste à déterminer.

La dynamique propre du système, ou Effondrement financier c'est-à-dire par effondrement du système économique dominant, à échelle planétaire, à cause d'un dépassement des limites d'équilibre du système, par exemple via un enchainement de phénomènes de crise de confiance, récession, inflation, déflation,dépression économique, stagflation, effondrement boursier, etc. Selon Thomas Jeitschko et Curtis Taylor, dans un système où l'information circule vite, des cascades de comportements individuels peuvent aussi avoir une importance.

La croissance démographique exponentielle entraînant la surpopulation redoutée par Thomas Malthus, qui prônait la restriction démographique.

Tous ces paramètres convergents sont autant de causes qui rendent possible un effondrement. Chacun de ces facteurs ne provoque pas les mêmes effets : la fin du pétrole a, par exemple, un impact sur le monde industriel ; le changement climatique a, quant à lui, un impact potentiel sur toutes les espèces vivantes. C'est l'interconnexion de tous ces facteurs qui rend possible un effondrement systémique global.

Penser la résilience passe par un modèle mental qui inclut le changement ou l’événement traumatique comme étant possible et surmontable. C’est accepter l'effondrement comme probable, être capable de gérer les émotions qui sont liées au traumatisme, afin de le dépasser, puis à l’intégrer. 

Une des clés est la prise de conscience des dangers divers auxquels nous sommes exposés, de la probabilité qu’une ou plusieurs catastrophes se produisent et de leurs impacts sur la vie courante. Une autre clé est la connaissance de l’histoire, et du vécu des anciens. 

Ce modèle mental facilite et accélère le « deuil », qui est une phase normale dans l’acceptation du changement ou du traumatisme. Individuellement ou collectivement, un deuil mené à son terme aboutit à une reprise d’énergie, alors qu’un échec du deuil aboutit à une phase de dépression. Il est aussi important de s’adapter rapidement au changement pour garantir une continuité dans l’organisation de la communauté. Le développement d’un modèle mental ouvert et capable de flexibilité est donc une autre nécessité.

L’adaptabilité et la réactivité sont indispensables pour éviter une phase de rupture. Cela passe par une ouverture à la différence et à la nouveauté, d’un point de vue individuel et collectif. Trop de conformisme limite les capacités d’adaptation et restreint l’imagination de solutions.

La diversité du groupe est un atout pour la créativité. En revanche, les différences peuvent nuire à la cohérence de la communauté lorsqu’elles sont mal acceptées et intégrées. Le groupe doit donc être capable d’assimiler ses différences et d’en tirer profit.

* *4.0.2 Transition, territoires robustes et villes résilientes

Des années 1990 à 2015, face au dérèglement climatique notamment les notions de Territoires robustes et de villes et territoires résilients a pris de l’importance.

*4.0.2.1 Transition

Le mouvement des Initiatives de Transition est connu sous plusieurs noms : anciennement appelé Villes en Transition, plus récemment Réseau de Transition ou encore Mouvement de Transition.
L’idée de départ est née d’un travail proposé à ses étudiants en permaculture par Rob Hopkins[1]. Louise Rooney et Catherine Dunne [2] y ont proposé un plan d’action de descente énergétique qui a été expérimenté pour la première fois sur le lieu de la formation, à Kinsale (Irlande).
Rob Hopkins a ensuité déménagé à Totnes, où il a retenu les enseignements de l’expérience de Kinsale pour créer en 2006 avec l’aide de Naresh Giangrande la première initiative de transition. Le modèle s’est ensuite répandu à travers le monde.

*4.0.2.2 Résilience urbaine

On définit souvent cette notion comme un « umbrella concept » (Klein et al., 2004) ou encore un « boundary object » (Brand et Jax, 2007) afin de mettre en exergue sa transdisciplinarité et les approches holistiques dont elle fait l’objet lorsqu’il s’agit de la mettre en application. Parce que la recherche sur le milieu urbain regroupe des compétences diverses relevant du champ de l’urbanisme, de l’architecture, de l’ingénierie, de l’économie, de la géographie, de la sociologie…, le concept de résilience urbaine donne lieu à de multiples traductions en termes de problématique et de développement méthodologique permettant alors le dialogue (la confrontation) entre ces disciplines bien souvent segmentées.

*4.0.2.3 Objectifs

Les villes résilientes sont conçues ou adaptées pour anticiper les conséquences négatives des crises sur l’ensemble du territoire. L’innovation dans la construction et la reconversion urbaine permettent de réduire l’impact économique, social et écologique des crises sur l’ensemble des territoires et notamment sur certains réseaux ou bâtiments (TCSP, hôpital, réseau chaleur, etc.).

*4.0.2.4 Rentabilité économique

La ville résiliente est rentable quand elle permet de réduire les coûts directs et indirects, limite les pertes d’exploitation et les arrêts d’activités. Sa construction demande une très forte innovation, tant sur les formes urbaines et partis pris d’aménager, que sur l’organisation urbaine, l’implantation et la robustesse de fonctionnement des réseaux, le choix des matériaux et de modes de construction à privilégier, ainsi que celui des infrastructures et services à ne pas mettre en zone exposée aux risques majeurs.

Les travaux récents, en France comme en Europe, indiquent qu’il faut passer à une vision de quartier pour réduire au mieux les atteintes et les dommages, en intégrant les bâtiments, les réseaux et leurs fonctions. Cela permettra d’engager un travail d’adaptation à l’échelle de toute la ville pour limiter les conséquences négatives.

*4.0.2.5 Pourquoi agir localement ?

  • parce que l’économie devra inévitablement se relocaliser en grande partie ;
  • parce que c’est le niveau auquel les citoyens peuvent inventer des solutions bien adaptées à leur réalité et passer à l’action ;
  • parce que c’est souvent près de nous que se trouvent les gens, les ressources et les solidarités pour agir.

*4.0.3 Résilience de la communauté

A ne pas confondre avec un survivalisme aux connotations sectaires, eschatologiques, extrémistes ou ultra-individualistes.

Pablo Servigne, dans La résilience, un concept-clé des initiatives de transition https://quartiersentransition.wordpress.com/2012/06/18/la-resilience-un-concept-cle-des-initatives-de-transition-par-pablo-servigne/ : 
	
	« Au niveau communautaire, un des niveaux les moins bien étudiés, on pourrait donc la définir comme « la capacité d’une communauté à supporter des chocs et des tensions extérieurs sans perturbation significative ». C’est cette définition qui nous intéressera le plus pour la Transition.
	Il y a trois facteurs qui déterminent le degré de résilience d’une communauté :
	1. La capacité d’une communauté à prendre ou modifier des décisions qui la concernent. On veillera donc à « augmenter la démocratie et l’engagement local » ;
	2. La capacité d’une communauté à apprendre et à s’adapter. Il faut donc favoriser une éducation diversifiée incluant de nouveaux savoirs ;
	3. La nécessité pour des communautés résilientes de planifier. Il doit y avoir un côté intentionnel et collectif de planification (design).
	
	L’intérêt de la résilience est que la communauté pourra satisfaire ses besoins en cas de réduction importante des transports ou en cas de choc économique. Cela ne constitue pas pour autant un repli sur soi. « Une résilience accrue et une économie locale renforcée ne signifient pas l’édification de murailles autour de nos villes ni le refus d’y laisser entrer ou sortir quoi que ce soit. Ce n’est pas le rejet du commerce ni une sorte de retour à une version idyllique d’un passé imaginaire. Il s’agit plutôt d’être mieux préparés pour un avenir plus sobre, plus autosuffisant et qui favorise ce qui est local au lieu de ce qui est importé. »
	
	[...] Le mouvement de la Transition consacre beaucoup d’énergie à étudier comment vivaient les communautés avant leur déstructuration par le pétrole. Sans caricaturer bien sûr, sans imaginer que « la vie avant le pétrole consistait à se rouler dans la boue, à vivre dans l’inceste, à pousser des garçons vers le haut des cheminées et rien d’autre ou bien que c’était un monde idyllique où chacun respectait les anciens et mettait des roses au-dessus de sa porte d’entrée».
	
	Or, « deux institutions humaines apparaissent de façon récurrente à travers les vicissitudes de l’histoire et témoignent d’une extraordinaire résilience, l’une rurale, la petite exploitation paysanne autosuffisante, l’autre plus urbaine, l’atelier artisanal . » Pour ma part, je dirais donc que la résilience, c’est plutôt un retour en avant [...] 

	Inverser l’imaginaire
	
	De manière générale, l’écologie est vue comme une contrainte pour la plupart des citoyens : il faut trier ses déchets, diminuer sa consommation de viande, diminuer ses émissions de carbone, diminuer l’utilisation de la voiture, réduire ses courses au supermarché, etc. Même si le mouvement de la Décroissance a raison sur beaucoup de points, la simple utilisation du mot décroissance est un frein à l’inclusion d’acteurs autres que les petits cercles écologistes radicaux. La Décroissance fait appel à un imaginaire de frugalité, du toujours moins, de la descente… Il va sans dire que le cerveau humain n’est pas très friand de cela.
	
	La Transition quant à elle, ne propose pas de réduire, mais invite plutôt à construire et augmenter sa résilience. De même, au lieu d’aller chercher la croissance (objectif vu comme positif et comme symbole de prospérité par beaucoup), on ira chercher la résilience (nouvel objectif positif qui devrait devenir aussi symbole de prospérité). Il ne fait aucun doute que ce détail sémantique, ce « déclic positif », joue un grand rôle dans le succès populaire du mouvement. »

* *4.1 Écoconception. Design en permaculture

La permaculture est une méthode systémique et holistique de conception d’habitats humains et de systèmes agricoles inspirée de l’écologie naturelle (bio mimétisme) et de la tradition. Elle n’est pas un mode de pensée mais un mode d’agir qui prend en considération la bio-diversité des écosystèmes. En outre, elle vise à créer une production agricole durable, très économe en et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible. Source : Wikipédia

La permaculture est un système de conception basé sur une éthique et des principes qu’on peut utiliser pour concevoir, mettre en place, gérer et améliorer toutes sortes d’initiatives individuelles, familiales, et collectives en vue d’un avenir durable. Source : David Holmgren

La permaculture est la conception consciente et l’entretien des systèmes de production agricole qui ont de la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels. Il est l’intégration harmonieuse du paysage avec des personnes fournissant leur nourriture, l’énergie, le logement et d’autres besoins matériels et non-matériels d’une manière durable. Source Graham Bell

Le terme « permaculture » est un mot-valise. Il est issu de l’expression américaine « permanent agriculture » qu’utilisa l’agronome Américain Cyril G Hopkins dans son livre de 1910 Soil Fertility and Permanent Agriculture.

Comme méthode systémique, la permaculture a été créée dans les années 1970 par les Australiens Bill Mollison et David Holmgren. Le terme Permaculture signifiait initialement « agriculture permanente » (Permanent Agriculture), mais il a été rapidement étendu pour signifier « culture de la permanence », car les aspects sociaux font partie intégrante d’un système soutenable.

A l’aide de principes de conception, l’objectif est de permettre à des individus de concevoir leur propre environnement, et de créer ainsi des habitats humains plus autonomes et donc une société moins dépendante des systèmes industriels de production et de distribution, identifiés par Mollison comme le fondement de la destruction systématique des écosystèmes.

*4.1.0 Design : dessin et dessein

Le concept de “design” est central dans la permaculture. Ce terme anglais est intraduisible directement en français et signifie à la fois une conception, une création et l’aménagement d’un système. Le design est l’outil fondamental de la permaculture afin de planifier l’occupation terrestre humaine en fonction de l’environnement, de la culture, et du potentiel créatif des humains, c’est-à-dire en fonction de son éthique. Le design cherche en particulier à reproduire le fonctionnement et les interactions complexes des écosystèmes naturels qui ont été observés, tout en satisfaisant aux besoins des êtres humains. * *4.1.1 Éthique de la Permaculture

La permaculture s’appuie sur un ensemble de valeurs fondamentales ou éthique qui gouvernent la réflexion et l’action.

*4.1.1.1 Prendre soin de la nature

Respecter les besoins de l’environnement, respect de l’air, de l’eau, de la vie des sols, de la topologie, de la géographie physique du lieu, du cadre vivant, de la biodiversité visible et non visible,

*4.1.1.2 Prendre soin de l’humain

Prendre soin de soi-même, de la communauté et des générations futures.
Respect des humain·e·s, des codes et lois locales, des règlements d’urbanisme, de la sécurité des personnes, des handicapés, des personnes fragiles, des minorités, de la mémoire, du patrimoine, des monuments historiques ;
Respect de la personne humaine dans les mises en formes des matériaux, dans l’usage du cadre bâti ;

*4.1.1.3 Partager équitablement

Créer l’abondance et redistribuer les surplus.
Gérer de façon économique les flux de matière, d’énergie, d’information :
— diminuer l’empreinte énergétique, l’empreinte en eau (cycle des matériaux) ;
— préférer globalement la réutilisation
— utiliser sobrement des matériaux naturels,
— utiliser des matériaux recyclables, upcyclables, compostables ;
— préférer une production locale, la diminution des besoins de transport, le maintien d’une économie libre et locale, ayant un impact local sur l’environnement ;

*4.1.2 Les étapes d’une conception permaculturelle

Adaptation au projet d’architecture :

Observer ;
Analyser : les contraintes, les ressources, les limites et les atouts ;
Concevoir et projeter ;
Mettre en place : passer de la théorie à la pratique, construction, réalisation ;
Évaluer : vérifier le résultat, l’adéquation au projet, la maintenance nécessaire ;
Améliorer lors des projets suivants.

Plusieurs méthodes de design en permaculture sont couramment employées :

4.1.2.3 La méthode SADIMET

	acronyme anglais de :
	Survey (Observation)
	Analyse / Assess (Analyser/Evaluer)
	Design (Conception)
	Implementation (Mise en place)
	Maintenance (gestion)
	Evaluation
	Tweak (Amélioration)

4.1.2.2 La méthode OBREDIM

	https://www.ekopedia.fr/wiki/M%C3%A9thode_OBREDIM
	Les étapes de conception d’un projet
	
	Observation
	On peut observer de manière passive, active, intéressée, désintéressée, dans un certain état émotionnel, etc. Toutes ces méthodes permettent d’acquérir plus d’infos à caractéristiques variables. Plus on en sait, moins notre prise de décisions est absolue.
	L’Observation permet de voir comment le site fonctionne par lui-même et de comprendre ses relations initiales. Certains recommandent d’observer le site durant une année au complet avant de commencer à planter quoi que ce soit. Durant cette étape, tous les facteurs tels que la levée de la flore naturelle, le terrain, climats, etc. peuvent être introduits dans le design. Une année permet d’observer le site à travers toutes les saisons, toutefois il faut réaliser que dans les climats tempérés, des variations importantes peuvent exister d’une année à l’autre.
	
	Une fiche d’observations peut contenir des données sur les points suivants : accès, plantes bio-indicatrices, vie sauvage, climat, orientation, soleil, ombrages, vents, eau, terrain, rochers, zone humide, pollutions, etc.
	
	Bordures
	Les Bordures font référence aux limites, qu’elles soient physiques ou non. Les limites peuvent être matérielles (rivière, mûr, arbres, structures, pentes, etc.), ou plus générales (financières, opinions, voisinages, temps disponible, les lois en vigueur, etc.).
	
	Ressources
	Les Ressources incluent l’espace disponible sur le terrain, les plantes disponibles, les points d’eau, le sol, le matériel disponible, les personnes pouvant s’impliquer, le financement, etc.
	
	Évaluation
	L’Évaluation des trois premières étapes (OBR) va permettre de préparer les trois suivantes. C’est une phase sensible durant laquelle il faut faire le bilan de ce que l’on a entre les mains. C’est notamment le temps de dessiner ce que l’on a observé.
	
	Design
	Le Design est un processus créatif et intense durant lequel il faut déployer sa capacité de voir les relations synergétiques potentielles futures. C’est le temps de dessiner l’aménagement, de présenter et de discuter des différentes idées d’aménagement.
	
	Implémentation
	L’Implémentation est phase durant laquelle la mise en forme et la construction du design se font.
	
	Maintenance
	La Maintenance est nécessaire pour garder le site dans un équilibre de santé, en apportant des ajustements mineurs, lorsque nécessaires. De bons designs dissiperont le besoin d’ajustements majeurs.

4.1.2.3 La méthode VOBREDIM
	
	Le V fait référence à la vision :
	La Vision c’est ce qui guide le concepteur, c’est de savoir pourquoi on fait un design, pour quels besoins, pour quelles nécessités.

4.1.2.4 La méthode BOLRADIME

	L’acronyme signifie Buts, Observation, Limites (bordures), Ressources, Analyse, Design, Implémentation, Maintenance, Évaluation.
	Les différences entre BOLRADIME et OBREDIM sont l’ajout de Buts (en quelque sorte la Vision), Analyse et Évaluation.
	
4.1.2.5 La méthode WASPA
	Acronyme définissant la chronologie possible d'un design de Permaculture et ce qu'il intègre.
	1.WATER (d'abord réfléchir à tout ce qui a trait à l'eau)  
	2.ACCESS ( les cheminements et les accès (Inter et intra) tenir compte de la topologie, du sauvage, de la commodité, des entrées, des sorties etc...)   
	3.STRUCTURE  (bâtiment, pompes, treuil etc...)    
	4. PLANT  (ensuite et seulement ensuite les plantes) à la fin  
	5.ANIMALS (y compris insectes, élevages etc...)

* *4.1.3 Principes guides en permaculture

Chaque élément doit avoir plusieurs fonctions ;
Chaque fonction doit être supporté par plusieurs éléments ;
Utiliser au maximum l’énergie avant qu’elle ne quitte notre système ;
Chaque élément à des produits et des besoins ;
Les produits des uns doit pourvoir aux besoins des autres ;
Étaler les récoltes dans le temps.

*4.1.4 Les caractéristiques des zones et des secteurs

Zone 1 : éléments nécessitant beaucoup d’attention, à côté de la maison, mulch important, surface réduite (1 visite/jour).
Zone 2 : éléments nécessitant de l’attention régulière. Petits animaux, plantation serré, forêt nourricière (1 visite/semaine).
Zone 3 : lieu de pâturage, arbres rustique nécessitant peu de soin, brise-vent (1 visite/mois).
Zone 4 : agroforesterie production de bois d’œuvre/chauffage, etc. (1 visite/an).
Zone 5 : laisser sauvage, pas d’intervention humaine.

L'analyse des secteurs consiste en l’étude des énergies influençant le site (eau/gel/vent/feu/nuisance etc).
Le design en permaculture visera à stopper ou favoriser ces énergies.

*4.1.5 Le placement relatif

Le design consiste à placer chaque élément d’un système de façon à ce qu’il soit connecté de manière optimale aux autres éléments, c’est-à-dire là où ses besoins seront comblés et ses productions utilisées.

Avec de l’imagination et un placement adéquat, chaque élément d’un système peut avoir une multitude d’utilisations.
Exemples : 
	* Une mare peut servir de récupération et de stockage d’eau, à produire des poissons et des plantes, à stocker la chaleur, à réfléchir la lumière du soleil, à fournir une protection aux canards …
	* Le verger permettra aux poules de se nourrir seules, les poules en retour fertiliseront le verger, réguleront les nuisibles.

Pour un fonctionnement efficace du système, nous devrions également envisager le placement de l'élément par rapport à nous-mêmes. Pour simplifier ce processus, Mollison utilise le concept de zones d'activité.

*4.1.6 L’utilisation de motifs, ou modèles naturels (patterns)

L’utilisation des motifs naturels est une clef pour les designs en permaculture. Ils sont à relier avec la notion de Fractale. Certains auteurs font écho à cette approche en architecture (tracé directeurs). Dans l’application de motifs, les designers sont encouragés à développer :
	* La conscience des motifs existant déjà dans la nature (et comment ils fonctionnent). Ce sont des modèles pour nous aider avec créativité à percevoir notre environnement.
	* L’application de ces motifs sur le site afin de satisfaire des besoins spécifiques au design.

*4.1.7 Les 12 principes

Principe 1 . Observer et interagir
La beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

Principe 2 . Collecter et stocker l’énergie
Faites les foins tant qu’il fait beau.

Principe 3 . Créer une production
On ne peut pas travailler l’estomac vide.

Principe 4 . Appliquer l’auto-régulation et accepter la rétroaction
Les fautes des pères rejailliront sur les enfants jusqu’à la septième génération.

Principe 5 . Utiliser et valoriser les ressources et les services renouvelables
Laissons faire la nature.

Principe 6 . Ne pas produire de déchets
Pas de gaspillage, pas de manque un point à temps en vaut cent.

Principe 7 . Partir des structures d’ensemble pour arriver aux détails
C’est l’arbre qui cache la forêt.
Principe 8 . Intégrer plutôt que séparer
Plus on est nombreux, moins le travail est dur.

Principe 9 . Utiliser des solutions à de petites échelles et avec patience
Plus on est grand, et plus on tombe de haut. Rien ne sert de courir, il faut partir à point

Principe 10 . Utiliser et valoriser la diversité
Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

Principe 11 . Utiliser les interfaces et valoriser les éléments en bordure
La bonne route n’est pas toujours la plus fréquentée.

Principe 12 . Utiliser le changement et y réagir, de manière créative
La vision ne consiste pas à voir les choses comme elles sont, mais comme elles seront.

*4.2 Le biomimétisme

La nature, experte en recherche et développement depuis 3,8 milliards d'années.

Antoni Gaudi : « L'architecte du futur construira en imitant la nature, parce que c'est la plus rationnelle, durable et économique des méthodes. »

Gauthier Chapelle, cofondateur de l'association Biomimicry Europa, auteur de Le vivant comme modèle, La Voie du biomimétisme : « Le biomimétisme consiste à s'inspirer du vivant pour innover dans les sociétés humaines en vue de retrouver une compatibilité avec la biosphère, l'eau, l'atmosphère et les grands cycles naturels qui sont indispensables à notre existence sur Terre. L'observation des écosystèmes vivants a permis de faire émerger des principes communs de fonctionnement que la nature a patiemment mis au point pour s'adapter et prospérer. C'est ce que nous nommons communément les principes du vivant »

Olivier Scheffer, cabinet X'TU : « C'est une véritable approche scientifique, intégrant une méthodologie d'ingéniérie qui dépasse le simple enjeu de la forme. L'approche intégrée inspirée des écosystèmes conduit à penser les bâtiments comme des écosytèmes, dont les boucles des flux thermiques et chimiques devraient être fermées. C'est la même approche que les projets d'écologie industrielle dans lesquels les déchets d'une usine, valorisés par une autre, deviennent une matière première secondaire. »

Architectures, architectes :

Sagrada Familia, Barcelone, architecte Antoni Gaudi ;
Stade olympique de Munich, 1972, architecte Frei Otto ;
Centre d'exposition FieraMilano, Italie, architecte Massimilano Fuksass ;
Achim Menges ;
Symbio2, architecte Olivier Sceffer, X'TU.

*4.2.1 Les principes du vivant

Les seize principes d’Hoagland & Dodson, d’après Gauthier Chapelle, Michèle Decoust, Le Vivant comme modèle : la voie du biomimétisme, Albin Michel, 2015

1. La vie se développe du bas vers le haut
2. La vie s’assemble en chaînes
3. La vie a besoin d’un dedans et d’un dehors
4. La vie utilise peu de thèmes pour générer de multiples variations
5. La vie s’organise grâce à l’information
6. La vie encourage la diversité en redistribuant l’information
7. La vie crée à partir d’erreurs
8. La vie naît dans l’eau
9. La vie se nourrit de sucre
10. La vie fonctionne par cycles
11. La vie recycle tout ce qu’elle utilise
12. La vie perdure grâce aux rotations de matière
13. La vie tend à optimiser plutôt qu’à maximiser
14. La vie est opportuniste
15. La vie est compétitive sur un socle de coopération
16. La vie est interconnectée et interdépendante

*4.2.2 Les 20 principes du biomimétisme

Selon Janine Benyus, Biomimicry 3.8

Évoluer pour survivre
	* copier les stratégies qui fonctionnent
	* intégrer l’inattendu
	* réorganiser les informations
Utiliser efficacement les ressources
	* utiliser un design multifonctionnel
	* utiliser des procédés économes en énergies
	* recycler tous les matériaux
	* adapter la forme à la fonctionnalité
S’adapter aux changements de conditions
	* préserver l’équilibre par auto-régénération
	* renforcer la résilience par la variation, les duplications, la décentralisation
	* inclure la diversité
Unir développement et croissance
	* combiner composants modulaires et emboîtés
	* construire de la base vers le haut (« bottom-up »)
	* s’auto-organiser
Être branché sur son milieu et réactif
	* utiliser une énergie et des matériaux facilement accessibles
	* cultiver les relations de coopération
	* investir dans les processus cycliques
	* utiliser les boucles de rétroaction
Utiliser une chimie respectueuse du vivant
	* construire à bon escient en utilisant peu d’éléments
	* décomposer les produits en éléments inoffensifs
	* pratiquer la chimie dans l’eau

*

*4.3 Les principes de liberté

« Il n'y a pas de brevet qui privatise le travail d'une coccinelle ou d'une araignée », Xavier Coadic, cofondateur du fablab Le Biome. * *4.3.1 Quatre libertés du logiciel libre selon Richard Stallman

Liberté 0 : liberté d’utiliser le logiciel, pour quelque usage que ce soit
Liberté 1, « s’aider soi-même » : liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à vos propres besoins
Liberté 2, « aider son voisin » : liberté de redistribuer des copies
Liberté 3, « aider sa communauté » : liberté d’améliorer le programme et de publier des améliorations

*4.3.2 Libertés économiques

Liberté 0 : L’individu est libre du choix de son système monétaire. 
Liberté 1 : L’individu est libre d’utiliser les ressources. 
Liberté 2 : L’individu est libre de produire toute valeur. 
Liberté 3 : L’individu est libre d’échanger « dans la monnaie ». 

Voir : Stéphane Laborde, Théorie Relative de la Monnaie v2.718i http://trm.creationmonetaire.info/index.html
Ap­pen­dice 1 : Com­men­taires sur les quatre li­ber­tés éco­no­miques http://trm.creationmonetaire.info/appendice-1.html

* *4.4 Low-tech

Chloé Lequette, d'Enzyme et co, collectif de designers bio-inspirés : « La démarche low-tech, pour low technology, ou innovation frugale, par opposition à high-tech, est une manière de concevoir les objets en évitant au maximum les impacts négatifs. Dès la conception du produit, nous devons intégrer toutes ses externalités, c'est-à-dire ses impacts sur l'environnement et la société, en considérant l'ensemble de son cycle de vie, depuis l'extraction des matières premières, jusqu'à la fin de vie. Cela sous-tend de travailler avec l'existant, le local, en essayant de faire le plus avec le moins. Il y a également un aspect d'équité technologique dans le low-tech, avec la possibilité pour le plus grand nombre de pouvoir innover avec les ressources disponibles autour d'eux. Nous pouvons fabriquer des objets réparables, réutilisables, modulaires, plus faciles à recycler en fin de vie, relocaliser tout ce qui peut être produit localement, et ainsi augmenter la résilience de nos systèmes, leur capacité à résister aux perturbations économiques et sociales qui seront nombreuses. Faire du low-tech invite par conséquent à une revalorisation forte des métiers manuels. » http://www.enzymeandco.com/

*4.5 La santé et l'environnement

[en cours…] voir mooc Environnement et santé : un homme sain dans un environnement sain https://www.fun-mooc.fr/courses/parisdescartes/70001S02/session02/about *

*4.6 Les réglementations * *4.6.1 Réglementation européenne

Eurode https://normalisation.afnor.org/thematiques/eurocodes/
Les Eurocodes constituent un ensemble de 58 normes européennes, d’application volontaire, harmonisant les méthodes de calcul utilisables pour vérifier la stabilité et le dimensionnement des différents éléments constituant des bâtiments ou ouvrages de génie civil, quels que soient les types d’ouvrages ou de matériaux (structures en béton, en métal, structures mixtes acier/béton, maçonnerie, bois, aluminium, règles de calcul pour les ouvrages de géotechnique et règles parasismiques).
Les Eurocodes sont des codes européens de conception et de calcul des ouvrages, se substituant aux codes nationaux et permettant aux entreprises de travaux ou bureaux d’études, d’accéder aux marchés des autres pays membres.

*4.6.2 Réglementation française → Vérifier tous les changements suite à la loi ELAN en cours

Code de l'urbanisme en France https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006074075&dateTexte=20171012
	
	->Loi SRU relative à la solidarité et au renouvellement urbains
	https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005630252&dateTexte=vig

Code de la construction et de l'habitation https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=B55650D44AECD9461E564EBC76FCB723.tplgfr39s_2?cidTexte=LEGITEXT000006074096&dateTexte=29990101

Réglementation Thermique 
La réglementation thermique française a pour but de fixer une limite maximale à la consommation énergétique des bâtiments neufs pour le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et l'éclairage1. La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012). http://www.cohesion-territoires.gouv.fr/la-reglementation-thermique-2012

*4.6.3 Réglementations locales

PLU Plan Local d'Urbanisme
Un plan d'urbanisme peut être élaboré au niveau d'une commune ou au niveau d'une structure intercommunale, une communauté de communes, une communauté d'agglomération ou une communauté urbaine.

POS plan d'occupation des sols (POS) est un ancien document d'urbanisme. Toutefois, les anciens POS subsistent et gardent toute leur validité juridique tant qu'ils n'ont pas été transformés en PLU.

*5. [e]utopies*

James Wines, l’architecture verte, 2000. “Comparée à toutes les crises d’ordre social, politique ou économique, la crise environnementale est celle qui met directement en cause la survie de l’espèce humaine et affecte gravement la biodiversité de la planète. Aujourd’hui, nous sommes à l’aube d’une révolution architecturale. Comment construire en harmonie avec la nature ? De même que les architectes du début du 20e siècle ont révolutionné l’architecture en fonction des possibilités qu’offrait l’époque industrielle, nous devons ouvrir les voies d’une architecture environnementale et d’un design « vert » par une approche à la fois conceptuelle, philosophique et esthétique.”

Marc Vaye, Eden et au-delà in Bioclimatic, 2012. “La réalisation d’un univers clos, isolé du monde et des phénomènes météorologiques, hante l’Utopie. Dans les romans d’anticipation, le maintien du climat à une température constante a valeur de symbole du confort futuriste, alors que les techniques rudimentaires de l’habitat vernaculaire ne faisaient qu’adoucir le climat. Superstudio propose la climatisation des corps, leur augmentation par manipulation génétique. Les nouvelles symbioses portent sur les mécanismes de thermorégulation. Les cyborgs résistent au froid comme au chaud. Hollein substitue la thérapie médicamenteuse à tout acte constructif. avec le Spray ou la pilule architecturale (1967), il suggère une architecture qui fonctionne par ses effets et non plus par sa présence.”

*5.1 #eutopies*

*du préfixe grec « eu », bon, bien, vrai et « topos », lieu, espace, l’eutopie est le lieu, du bonheur, du bien-être, de la vraie vie.

#eutopies en 2016 a été un moment de nomadisme à la rencontre de bons, de vrais, de beaux lieux, pour une vie plus juste, plus libre et plus fraternelle, à la recherche d’expérimentations du vivre-ensemble pour un mieux-être.

Sujets d’exploration : nature, art, technique, habitat, politique, monnaie, santé, agriculture, éducation, communication ;

Les rencontres se firent autour de : l’intelligence collective, l’engagement, l’habitat partagé, l’écovillage, du biomimétisme, des civic techs, l’agroécologie, la permaculture, la monnaie, la nature, la santé et l’environnement, la limite institutionnelle, le tiers-lieux, le fablab, la low-tech, le design, l’écriture, la traduction, l’édition, la musique, la peinture, la sculpture, la botanique et l’ethnobotanique, la traque animale, la pêche à pied et en plongée, la cuisine de plantes sauvages, les mondes virtuels, le geocaching, les communes libres, la communication sensible, le langage des oiseaux, un phoque et une chèvre, la collecte de graines, le crochet et le patchwork, du code et d’un drone sous-marin ;

Par la participation à : des moocs, des Assemblées Générales, des conférences, des projections-débats de films documentaires, Nuit Debout dans plusieurs villes, un jeu de la monnaie, un tiny tilios camp et un summer camp, des nuits à la belle étoile, des visites de dolmens à la chandelle, des stages de permaculture et de communautés régénératives, d’équithérapie et d’éducation équine éthologique, du reiki, du qigong, de l’acupuncture, une intrusion sur un bateau avec des journalistes d’Arte, un café avec un chercheur et une visite de son laboratoire, la restitution de projets de collégiens, une réunion de commission d’un conseil municipal, du hacking de jardinières en incroyables comestibles, un lancement de grainothèque, des visites de jardins et de jardiniers remarquables, l’inauguration d’un fablab, des midweeks conviviales, un festival épastrouillant, une matinée avec des architectes, du coworking dans des lieux extraordinaires, une plantation de haie fruitière dans une commune libre, des passages à la zad de Notre-Dame-des-Landes, l’adhésion à la naissance d’un mouvement émancipateur et la fabrication de fil d’ortie ;

De nombreux projets existent, des réseaux fonctionnent, œuvrons à créer des connexions supplémentaires pour que nos sociétés basculent, grâce à de nouveaux paradigmes, vers un monde qui assure un bel et bon avenir à l’humanité !

*5.2 Cinq eutopies, mouvement de corps vivants dans un écosystème

En 2017 nous lançons 5 idées, comme un ensemble de voies à suivre pour échapper aux dystopies qui se profilent. Nous n'avons pas de calendrier, d'agenda, de dead line. Ces 5 eutopies sont un mouvement de corps vivants dans un écosystème qui participe à l’émergence d'un monde nouveau http://eutopies.org/. Elles sont libres d'évoluer à leur rythme et de prendre leur envol.

L’Eutopie du Loch : un laboratoire d’architecture vivante et de jardins mobiles pour une reconnexion à la nature, qui crée des liens entre l’habitat et la production de nourriture, par des évènements et des ateliers de construction ;

L’écovillage pour nomades : un modèle d’oasis en réseau pour hackers, makers nomades et permaculteurs, artisans semi-sédentaires, une clairière dans une forêt comestible, une île d’un archipel aux valeurs et langage communs ;

Une monnaie libre inter éco-lieux et tiers-lieux appuyée sur un dividende universel, un flux d’échange et de partage pour la répartition des biens et des services, pour une remise en question de l’asservissement à l’économie actuelle. Cette monnaie existe aujourd’hui grâce à la Théorie relative de la monnaie de Stéphane Laborde et la communauté Duniter qui permet son développement, c’est la Ğ1 (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C4 %9E1, https://duniter.org/fr/) ;

La péniche atelier : un tiers-lieux et un bio-hacklab mobile, un laboratoire du biomimétisme qui soit à la fois un atelier expérimental et une école pour le partage des savoirs et des savoirs-faire, un flux de transmission et d’apprentissage ;

Le jardin de santé : un lieu de soins et de ressourcement, pour garder et retrouver la santé, se réapproprier son corps, pratiquer du sport, trouver l’équilibre intérieur, se renaturer, méditer, au cœur d’un jardin et d’une forêt comestible, auprès d’animaux sauvages et domestiques ;

*5.3 Quelques notes pour un manifeste eutopique * *Organisation : La paix est notre pierre de fondation. Nous établissons des lieux de démocratie, non représentative, horizontale. Notre nouveau monde pousse dans les failles et les espaces libérés du monde mourant. Nous poussons notre avenir hors de ce futur. Reprenant le slogan de la Zad : « Nous sommes la nature qui se défend », nous l’ajustons pour créer le nôtre : « Nous sommes la nature qui se guérit. »

*Village : Nous encourageons l’exode urbain. Nous sortons de la périphérie des villes et nous limitons l’échelle de nos interventions. La connexion avec la ville et son monde reste légère. Nous installons des territoires de nomadisme. Nous nous incrustons en harmonie dans les territoires renaturés et favorisons l’hybridation. Nous respectons nos voisins, considérant qu’ils peuvent nous rejoindre à tout moment. Nous anticipons et respectons leurs règles en les connaissant le mieux possible.

*Santé/Frontières : Nous jardinons, nous cultivons dans nos habitats, dans nos véhicules et dans des petites clairières, car avant tout nous élevons des forêts nourricières. Nous élaborons un archipel d’oasis pour nous soigner de la ville. Ce qu’ils appellent écovillages sont de notre point de vue les villages, les oasis pour un peuple semi-sédentaire et nomade, migrants par volonté ou suite à leurs erreurs. Nous ne sommes plus de leur monde, nous sommes chez eux comme des voyageurs, les expatriés de notre archipel. Nous ne bataillons pas avec le monde mourant, nous le quittons, nous prenons soin de nous.

*Rythmes biologiques : « J’ai appris le rythme du temps par la nature », dit Jean-Marie Pelt. Notre temps est celui de la saisonnalité pas celui des mensualités. Le système monétaire et économique actuel nous asservit avec un temps régulier horaire, mensuel, annuel. Nous ne voulons plus de ce temps qui s’accélère, qui s’emballe ! Notre rythme, c’est celui qui s’accorde avec le jour, la nuit et le retour des saisons, avec les cycles de la lune, celui des marées, avec les premiers gels et les premiers bourgeons, les moments où le coq chante et celui où les poules pondent, quand l’orage approche et que le vent se lève. Notre temps n’est plus mécanique il est celui de la vie. Comme le climat est bouleversé et que l’avenir est incertain, nous serons mieux adaptés aux irrégularités de la nature.

*6. Glossaire * *Albédo Rapport de l'énergie solaire réfléchie par un sol sur l'énergie solaire reçue. L’albédo est une grandeur sans dimension. Sa valeur s’exprime soit par un pourcentage entre 0% et 100%, qui est donc le pourcentage de lumière réfléchie par rapport à la quantité reçue. Ainsi une surface parfaitement blanche réfléchit toute la lumière et son albédo est de 100%. A l’inverse, une surface parfaitement noire ne réfléchit aucune lumière, donc absorbe l’intégralité du rayonnement solaire qu’elle reçoit. Son albédo est de 0%. http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/contenu/alternative/alter_etape1_4.html La valeur de l'albédo est déterminée par :

  Les propriétés de la surface d'incidence
  Les propriétés "géométriques" : une surface lisse réfléchit mieux qu'une surface accidentée (cratères, poussières…)
  Les propriétés physico-chimiques : par exemple, la glace est un meilleur réflecteur que l'eau liquide. https://fr.wikiversity.org/wiki/Climat_et_effet_de_serre/Notion_d%27Alb%C3%A9do 

*Chaleur *Chaleur latente C’est la chaleur contenue dans la matière selon son état. Chaleur requise pour transformer un liquide en gaz (évaporation). Chaleur restituée lorsqu’un gaz se liquéfie (condensation).

*Chaleur rayonnante R Tout corps plus chaud que le milieu dans lequel il se trouve émet un rayonnement, c'est-à-dire de l'énergie en transit qui s'oriente toujours du plus chaud vers le plus froid. La puissance du rayonnement est fonction de la température du corps. Le rayonnement est constitué d'ondes électromagnétiques dont la longueur est principalement situé dans l'infrarouge. Quand un rayonnement frappe un corps, l'énergie transportée est renvoyée (réflexion, diffusion), transmise(réfraction), absorbée (transformée, c'est-à-dire dégradée en chaleur).

*Chaleur perceptible https://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%A9rature_ressentie

*Conduction et convection La température d'un corps est l'expression de son degré d'exitation moléculaire. La conduction est le phénomène par lequel l'excitation moléculaire se répand à travers un corps solide ou d'un corps solide à un autre et ceci des températures les plus hautes vers les plus basses Le transfert se fait de proche en proche et est fonction de sa capacité thermique (qualité d'un corps à accumuler de la chaleur en son sein en fonction de sa masse et de sa chaleur massique) et de sa résistance thermique (qualité d'un corps à s'opposer plus ou moins au transfert de chaleur). La convection est au milieu fluide ce que la conduction est au milieu solide, sachant que les parties les plus chaudes d'un fluide devenant moins denses, elles s'élèvent formant ainsi des courants de convection.

*Communauté Une communauté est un regroupement humain. Comme son nom l’indique elle « met des choses en commun ». Les communautés répondent principalement à deux types d’organisation spatiale : le réseau ou la zone. :

  • Un réseau composé d’individus (ou de groupes d’individus) dispersés géographiquement, qui sont liés par un intérêt commun.
  • Une zone est un regroupement d’individus établi sur un lieu défini géographiquement. Par exemple : un quartier, un village, un immeuble…

Toute communauté en zone est forcément liée à un réseau, mais l’inverse n’est pas forcément vrai. Un réseau peut ne pas avoir d’attaches spatiales, il peut être complètement nomade et conserver ses connexions, sa structure, ses règles, etc.

*Effet de serre L'effet de serre est l'action de piéger l'énergie contenue dans le rayonnement solaire en enveloppant le corps exposé avec un matériau qui est à la fois transparent au rayonnement solaire et opaque au rayonnement thermique (avec du verre ou du film plastique pour un bâtiment, des nuages contenant du CO2 et du méthane, entre autre, pour l'atmosphère terrestre). Décomposition du phénomène

Le rayonnement solaire est de l'énergie en transit.
Le rayonnement solaire traverse le verre (en moyenne environ 80%).
Lorsque la part transmise du rayonnement, poursuivant son chemin, heurte un corps opaque, son énergie se dégrade en chaleur.
La température du corps s'élève.
Devenu plus chaud que les corps environnants, celui-ci rayonne à son tour.
Ce rayonnement est qualifié de thermique.
Sa longueur d'onde lui interdit de traverser le verre.
La chaleur est piégée à l'intérieur du dispositif.
La température augmente.

*Energie positive BEPOS, bâtiment à énergie positive La RT2020 mettra en œuvre le concept de bâtiment à énergie positive. Les bâtiments à énergie positive sont des bâtiments qui produisent plus d’énergie (chaleur, électricité) qu'ils n’en consomment. Ce sont en général des bâtiments passifs très performants et fortement équipés en moyens de production énergétique par rapport à leurs besoins en énergie.

*Homéostasie Capacité d’un organisme à maintenir son équilibre physiologique interne malgré les contraintes extérieures.

*Indice de chaleur (HI) HI, Heat Index ou humiture est un indice développé aux États-Unis. Il combine la température de l’air ambiant et l’humidité relative, dans des zones ombragées, pour tenter de déterminer la perception de la température que ressent le corps humain.

*Passif

*Solaire passif « Le concept d'un comportement solaire passif consiste à laisser la nature faire fonctionner nos installations avec le minimum d'interventions mécaniques. »

*Attitude passive « Faire preuve d'une attitude passive à propos du chauffage des locaux consiste à situer les niveaux de confort en relation étroite avec l'équilibre température/humidité le plus naturel pur un climat et une saison déterminés. Maintenir un niveau artificiel de confort sans rapport avec les conditions extérieures est néfaste à la santé : pensez au choc métabolique qu'on ressent lorsqu'on quitte un lieu trop bien régulé pour affronter au dehors une atmosphère tout à fait différente. Notre corps doit alors lutter pour s'adapter et nous éprouvons une tension exagérée, qui conduit parfois à la maladie et au dérèglement de l'organisme. » David Wright, Manuel d'architecture naturelle

*Passivhaus C'est un label allemand de performance énergétique dans les bâtiments. Il est accordé aux logements neufs dont les besoins en chauffage sont inférieurs à 15 kWh/m²/an. La consommation totale, calculée en énergie primaire, prenant en compte le chauffage, la ventilation, l'éclairage, l'eau chaude sanitaire, les auxiliaires et les équipements électro-domestiques, doit être inférieure à 120 kWh/m²/an. Il met également l'accent sur l'étanchéité à l'air du bâtiment (n50 ≤ 0,6 vol/h). Les normes françaises ne sont pas encore définies sur cette question : elles le seront probablement vers 2020 avec la nouvelle réglementation thermique RT 2020.

*Propriété des matériaux

  • L'absorptivité est le rapport entre l'énergie reçue et l'énergie absorbée.
  • L'émissivité d'un corps est l'énergie rayonnée à une température donnée, par unité de temps et de surface.
  • La conductibilité thermique d'un matériau est sa capacité à se faire traverser par la chaleur
  • La réflexivité d'un matériau est sa capacité à réfléchir les radiations qu'il reçoit.
  • Un corps est d'autant plus radiateur qu'il a une grande émissivité et absorptivité.
  • Un corps est d'autant plus isolant qu'il a une faible conductivité, absorptivité, émissivité et une grande réflexivité.
  • Un corps est d'autant plus accumulateur qu'il a une grande absorptivité, capacité thermique et une faible émissivité, réflexivité.

*Serre Marc Vaye, Bioclimatic (extraits):

La serre est la première invention d'architecture météorologique, dont la nouveauté tient autant à sa structure allégée qu'au milieu artificiel qu'elle parvient à produire en maîtrisant lumière, températures et humidité de l'air, ventilation. La serre appartient à la typologie des architectures à éclairage zénithal, c'est une clôture protectrice, un modèle de la domination des hommes sur la nature. Elles annoncent une vision dynamique et énergétique du milieu et non plus une vision hyperstatique et structurelle. La serre est un jardin couvert, c'est-à-dire la conjonction magique d'un symbole et d'une fable, de l'image du paradis et du mythe de la protection.

De la serre au jardin d'hiver
La serre passive traditionnelle est née à Leyde aux Pays-Bas au XVIIe siècle pour la culture de fleurs, de fruits et de légumes ou de plantes médicinales. Elle est appuyée sur est-ouest derrière une large surface vitrée orientée au sud. Il y a trois catégories de serres pour trois climats protégés différents. La serre froide à deux versants exposés à l'est, l'ouest ou le nord, mais pas au sud. La serre tempérée à un ou deux versants, qui accepte toutes formes et dispositions intérieures, orientée du sud-est au sud-ouest. La serre chaude sèche, en appentis, à un versant au sud. Bientôt dans certains cas, la serre se sépare du mur, s'autonomise par le développement d'une structure légère et résistante (association innovante du fer et du verre) de façon à générer un volume vaste favorable à l'exposition des plantes et à la promenade et devient jardin d'hiver. Il en résulte le développement de nouveaux objets inclassables comme la Palm House à Kew Garden de Turner & Burton (1848), le jardin d'hiver des Champs Elysées de Charpentier (1848), le Crystal Palace de Paxton (1851), la Palmenhall à Francfort De Friedrich Kaiser (1870), la Galleria Vittorio Emmanuelle à Milan de Giuseppe Mengoni (1877), où il ne s'agit plus uniquement de conserver des plantes mais d'abriter la vie urbaine, de protéger des intempéries et de la nuisance des transports mécaniques.
L'architecture de verre viendra quelques temps après.
Essaimage
John Claudius Loudon est avant tout comme Paxton, un botaniste, jardinier, paysagiste et architecte de serres. Il développe des serres à structure curviligne qui améliorent les performances de captage du rayonnement solaire, puis en réponse à l'augmentation de l'échauffement introduit des chassis ouvrants (en bas et en haut). Il invente et il n'est pas le seul, les serres deviennent l'enjeu de nombreuses innovations technologiques (chauffage par le sol, préfiguration du chauffage central, ventilation mécanique, thermostats, récupération d'eau de pluie ...)
Loudon est aussi directeur d'une revue d'architecture, The architectural magazine (1834/38), où il transpose à l'habitat les principes développés pour les serres et pense la maison comme une machine distributrice d'énergies, c'est-à-dire en terme de contrôle technologique du milieu.

*Solaire

« L'idée de placer des capteurs solaires sur une construction ancienne et de la considérer comme une maison solaire, c'est tout à fait la même chose que d'adjoindre un moteur à combustion interne à une voiture tirée par un cheval et d'appeler cela une automobile. » David Wright

*Températures

La température d'une ambiance est définie pour moitié par la température de surface des objets situés dans l'environnement proche et pour moitié par la température de l'air. 

La température effective résulte de la pondération de la température d'ambiance par la correction due au degré d'humidité de l'air. Plus le taux d'humidité est élevé, moins une température d'ambiance est perçue comme confortable (31°c à 20 % d'humidité est équivalent à 27,5°c à 50 % ou encore 25°c à 80%).

La température résultante est une grandeur fictive qui intègre toutes les composantes du climat : la température d'air, la température radiante des objets situés dans l'environnement proche, la vitesse et le taux d'humidité de l'air. 

*Thermorégulation C’est l’ensemble des fonctions qui règlent la production (thermorégulation chimique) et le transport (thermorégulation physique) de la chaleur en fonction des conditions thermiques de l’environnement de telle sorte que la température centrale de votre corps reste constante à environ 37°c.

*Vernaculaire Verna : esclave attaché à une maison. Il existe un riche gisement de formes diverses et appropriées dans les architectures vernaculaires. Ce sont des architectures ordinaires, des architectures sans architectes, adaptées aux modes de vie, fondées sur une tradition orale transmise de générations en générations et sur une économie drastique de moyens. L'architecture sans architectes a des leçons d'intelligence constructive d'inventivité formelle, de diversité d'usage à donner aux architectures contemporaines. C'est l'exposition Architecture wihout architects de Bernard Rudowsky (MOMA 1964) qui nous l'a rappelé. → Trulllis, maison de pierres sèches, Pouilles, Italie → Tours à vent, maison à patio semi enterré, Yazd, Iran

*7. Documentation

* *Bioclimatisme, conception architecturale bioclimatique

Marc Vaye, Blog #11, Bioclimatic https://issuu.com/marcvaye/docs/blog__11_73567851aa02ff

Marc Vaye, La ville fertile, 2010, Travaux d’étudiants de 4e année Logements ZAC Clichy-Batignolles https://issuu.com/marcvaye/docs/blog__3

*Biomimétisme

Gauthier Chapelle, Michèle Decoust, Le Vivant comme modèle : la voie du biomimétisme, Albin Michel, 2015

Kaizen N° 28, septembre octobre 2016, Biomimétisme, le vivant comme modèle

* *Collapsologie

Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes, Pablo Servigne & Raphaël Stevens, Editions du Seuil. Collection Anthropocène, ISBN : 978.2.02.122331.6

Conférence de Pablo Servigne – Effondrements comment encaisser les chocs, mai2016 https://www.wetube.io/video/conference-de-pablo-servigne-effondrements-comment-encaisser-les-chocs/

De la fin d’un monde à la renaissance en 2050  Par Yves Cochet, Ancien ministre de l'environnement, président de l'institut Momentum — 23 août 2017 http://www.liberation.fr/debats/2017/08/23/de-la-fin-d-un-monde-a-la-renaissance-en-2050_1591503

Dennis Meadows : « Nous n’avons pas mis fin à la croissance, la nature va s’en charger », 29-05-2012 http://www.terraeco.net/Dennis-Meadows-Nous-n-avons-pas,44114.html

Nous sommes en train de vivre une mosaïque d’effondrements https://www.bastamag.net/L-effondrement-qui-vient

*Confort thermique

Outil d’aide à la décision en efficacité énergétique des bâtiments tertiaires https://www.energieplus-lesite.be/index.php ? id=2

Confort thermique https://www.energieplus-lesite.be/index.php ? id=10250#c20964493+c2912+c2913

*Données / Data

Ménages & Environnement – Les chiffres clés – Édition 2017 http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab/2017/Datalab-25-menages-environnement-cc-ed-2017-oct2017.pdf 

*Eau

Carte interactive de la qualité de l’eau de votre commune https://www.quechoisir.org/carte-interactive-qualite-eau-n21241/

Data Pesticides : Visualisez les teneurs en pesticides dans les eaux souterraines entre 2007 et 2014 https://www.data-pesticides.fr/

*Économie d'énergie

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) participe à la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable.http://www.ademe.fr/

Le scénario négaWatt 2017-2050 est un exercice prospectif qui décrit précisément la trajectoire possible pour réduire d’un facteur 4 nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et se défaire de notre dépendance aux énergies fossiles et fissiles à l’horizon 2050. Il confirme que le « 100 % renouvelables » est possible dès 2050. https://www.negawatt.org/ * *Permaculture

Permaculture sur Ekopedia http://www.ekopedia.fr/wiki/Permaculture

PermaCulture 1 par Bill Mollison et David Holmgren, Debard. ISBN 2867330300 : Téléchargement gratuit en PDF https://verslautonomie.files.wordpress.com/2012/03/permaculture-1-gp.pdf

PermaCulture 2 par Bill Mollison, Equilibres d’aujourd’hui. ISBN 2877240096 Téléchargeable ici 45 Mo 196 pages. https://senshumus.files.wordpress.com/2008/05/permaculture-2.pdf

Quelques livres en pdf sur la permaculture avec leurs présentations sur la permatheque.fr : http://www.permatheque.fr/2015/07/12/quelques-livres-en-pdf-sur-la-permaculture/

200 livres téléchargeables gratuitement de la caravane des alternatives autour de l’autonomie https://gille7christophe1.wordpress.com/2016/03/18/200-livres-telechargeables-gratuitement-de-la-caravane-des-alternatives-autour-de-lautonomie/

Bande Dessinée “Permachaos” (discussion) http://www.permachaos.net/index.php

Brin de Paille est un collectif œuvrant pour la promotion de la permaculture en France. http://asso.permaculture.fr/  

*Prévention des risques

Connaître les risques près de chez soi – Géorisques http://www.georisques.gouv.fr/

* *Réglementations

Conception-construction parasismique, Traité d’application de l’Eurocode 8, Victor Davidovici, Éd. Eyrolles, 2016

* *Résilience

Rob Hopkins https://www.transitionculture.org/

Manuel de transition : De la dépendence au pétrole à la résilience locale (2010), Rob Hopkins, traduction Michel Durand, ISBN 2923165667

Ils changent le monde ! 1001 initiatives de transition écologique, Rob Hopkins, Éditions du Seuil, 2014, 208 p. (ISBN 9782021163278)

Transition Network https://transitionnetwork.org/

Antimanuel d’écologie, Yves Cochet, 2009, Ed. Bréal ISBN 2749508452

Objectif résilience, groupe de discussion https://groups.google.com/forum/#! forum/objectif-resilience
Transition France, le mouvement de la Transition en France http://www.transitionfrance.fr/

Quartiers en Transition, La résilience, un concept-clé des initatives de transition, par Pablo Servigne https://quartiersentransition.wordpress.com/2012/06/18/la-resilience-un-concept-cle-des-initatives-de-transition-par-pablo-servigne/

La résilience des systèmes urbains http://www.synergiz.fr/la-resilience-des-systemes-urbains/, http://www.synergiz.fr/? s=r%C3 %A9silience

La Ville de Paris présente sa stratégie de résilience urbaine https://www.actu-environnement.com/ae/news/paris-strategie-resilience-urbaine-adaptation-infrastructures-inondation-canicule-29723.php4

La résilience est la capacité d’une ville à survivre à un désastre https://www.actu-environnement.com/ae/news/interview-sebastien-maire-mairie-paris-resilience-26572.php4

La Résilience urbaine : un nouveau concept opérationnel vecteur de durabilité urbaine ? https://developpementdurable.revues.org/9208

Vincent Mignerot : Anticiper l'effondrement ? Interview de Vincent Mignerot, président de l'association Adrastia http://adrastia.org/ ; https://youtu.be/CwXudpMdbuo Vidéo 20/09/2017.

Pierre Lacroix, Paysages Résilients – Approche Systémique du Territoire post-effondrement - Mémoire de fin d’études présenté en août 2017 par Pierre Lacroix, dans le cadre de ses études en architecture du paysage à Gembloux Agro-Bio Tech. http://adrastia.org/paysages-resilients-lacroix/

* *Santé

*Air

Indice européen de la qualité de l'air [carte] http://airindex.eea.europa.eu/

Ambassad Air, Compte officiel de l'opération Ambassad'Air : capteurs citoyens de qualité de l'air à Rennes : @Ambassad_Air https://twitter.com/Ambassad_Air , le wiki http://www.wiki-rennes.fr/Ambassad%27Air

OQAI : Observatoire de la qualité de l'air intérieur http://www.oqai.fr/
Composés organiques semi-volatils dans l’air et les poussières des écoles http://www.oqai.fr/userdata/documents/438_Pilote_OQAI_CNE_COSV_Rapport_final_Juin2013.pdf 

Guide pratique de mesure de la qualité de l’air intérieur publié par l’Alliance HQE-GBC http://www.hqegbc.org/mesurer-la-qualite-de-lair-interieur-des-batiments-neufs-et-renoves/

Pollution atmosphérique, climat, santé, société  http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php 

Concentrations de CO2 dans l’air intérieur et effets sur la santé. Rapport d’expertise de l’Anses 2013 http://www.oqai.fr/userdata/documents/434_Concentration_CO2.pdf 

*Environnement et santé

MOOC Environnement et santé : un homme sain dans un environnement sain https://www.fun-mooc.fr/courses/parisdescartes/70001S02/session02/about

Le guide de l'habitat sain, Pierre Déoux,‎ Suzanne Déoux, http://www.medieco.info/pages/page-guide-2002.php  

*Epigénétique

Joël de Rosnay, sep. 2014, vidéo à propos de l’épigénétique https://youtu.be/XTyhB2QgjKg

*Rayonnements

La CRIIRAD - Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité – est née en mai 1986, au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl, à l’initiative d’un groupe de citoyens révoltés par les mensonges officiels et qui souhaitaient connaître la vérité sur la contamination réelle du territoire français. La CRIIRAD est une association. Ses missions sont définies dans l’article 1 de ses statuts (voir ci-dessous). Elle possède son propre laboratoire d’analyses. http://www.criirad.org/ 

European Radon Association http://www.radoneurope.org/

Le CRIIREM est un Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques https://www.criirem.org/ 

Robin des Toits est une association française, spécialisée dans la lutte contre les aspects qu'elle juge dangereux du rayonnement électromagnétique et les implantations d'antennes-relais. http://www.robindestoits.org/ 

Le rapport BioInitiative prétend apporter des preuves scientifiques concernant les effets sanitaires (Stress cellulaire, génotoxicité, risques de tumeurs au cerveau ou de leucémies) des champs électromagnétiques ; il estime que les normes sont inadaptées et définit des valeurs-seuil qui protégeraient mieux la santé. https://www.bioinitiative.org/. Traduction Française du résumé via www.next-up.org et www.criirem.org : http://www.next-up.org/Newsoftheworld/BioInitiative.php

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